Un abécédaire sensible des bibliothèques

UN ABÉCÉDAIRE SENSIBLE DES BIBLIOTHÈQUES
Mots d’ordre et de désordre

Sous la direction de Muriel Amar et Joëlle Le Marec

Préface de Georges Didi-Huberman

Prélude de Philippe Artières

Textes de : Muriel Amar, Association des Bibliothécaires de la Ville de Paris, Agathe Baechelen, Geneviève De Maupeou, Catherine Geoffroy, Raphaële Gilbert, Florence Jany-Catrice, Quentin Le Guevel et Julien Prost, Joëlle Le Marec, Catherine Revest, Cécile Touitou, Lorenzo Weiss, Collectif d’enquêteurs-trices sur la bibliothèque.

Rayon : Anthropologie

ISBN: 979-10-93250-76-2

Prix : 18,00 euros

Pages : 168

Parution : 13 mai 2025

L’ouvrage : L’ouvrage est issu d’un travail collectif de longue durée dans le monde de la bibliothèque. Il s’agit de rendre visibles et audibles les présences et les voix discrètes d’une communauté professionnelle occupée jour après jour à entretenir des espaces de vie et des savoirs menacés par les pratiques de management des ressources. Le fait que la bibliothèque ne ressemble pas à un milieu naturel (une forêt, une zone littorale), et qu’elle soit souvent considérée comme un instrument de politiques publiques, empêche d’en voir l’essentiel. Elle est un milieu unique. Elle maintient les conditions vécues, concrètes, d’un projet collectif continu. Elle structure un lien vivant entre savoirs, égalité, attention, souci de soi et d’autrui. L’institution parfois réputée conservatrice occupe du simple fait de tenir à ce qui est important, une place aux avant-gardes des perspectives ouvertes par les épistémologies du soin, de la protection et de l’attention.
Cet ouvrage propose non pas un texte lissé, mais les éléments d’un dialogue, autour de termes, de questions importantes, d’aspects jugés essentiels dans nos échanges.
Il s’adresse à ceux et à celles qui comptent sur les institutions publiques culturelles, les services publics, à toutes celles et tous ceux qui travaillent à l’entretien de formes de vie structurées par les savoirs, pour amplifier le partage de ce qui compte, et maintenir un lieu de vie essentiel au plan politique.

Il existe en France 16 000 points lectures et bibliothèques publiques, 1 500 bibliothèques universitaires. Selon les données les plus récentes, en 2016, près de 90 % des français déclarent en avoir fréquenté. En outre la composition des publics est entièrement comparable à la structure de la population française du point de vue des catégories socio-professionnelle. Elle est en cela l’équipement culturel le plus démocratique. Elle aussi pourtant presque invisible dans la réflexion collective contemporaine, tant elle est à la fois présente et discrète. Elle incarne une conception politique originale : celle du soin, de la proximité, de la maintenance, de l’ajustement constant à ce qui change.
À quoi tient le caractère exceptionnellement accueillant, démocratique, et pacifique de la bibliothèque ? Dans cet ouvrage nous voulons rendre visibles et audibles les présences et les voix discrètes d’une communauté professionnelle occupée jour après jour à entretenir la bibliothèque comme lieu extraordinairement habitable.
Le fait que la bibliothèque ne ressemble pas à un milieu écologique « naturel » (par exemple une forêt), et qu’elle soit souvent réduite à un équipement, un instrument dont disposeraient des acteurs politiques, empêche d’en voir l’essentiel. Elle est un milieu unique. Elle maintient les conditions vécues, concrètes, d’un projet collectif : un lien vivant entre savoirs, égalité, attention, souci de soi et d’autrui. L’institution parfois réputée conservatrice occupe du simple fait de tenir à ce qui est important, une place aux avant-gardes d’une écologie générale et des perspectives ouvertes par les épistémologies du soin, de la protection et de l’attention.

Cet ouvrage propose non pas un texte lissé, mais les éléments d’un dialogue, autour de termes, de questions importantes, d’aspects jugés essentiels par les bibliothécaires qui maintiennent l’institution.

Les autrices/diréction de l’ouvrage :
Muriel Amar est conservatrice des bibliothèques, est actuellement maîtresse de conférences au Pôle Métiers du livre de l’Université de Nanterre et directrice de la collection La Numérique aux Presses de l’Enssib.
Joëlle Le Marec est professeure au Museum national d’histoire naturelle, membre du laboratoire « Patrimoines locaux, environnements et globalisation » (UMR 208). Elle développe des recherches sur les rapports sciences et société, et sur les pratiques et publics des institutions du savoir.

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